Notre Voyage en Grèce Juillet 2006

Les étapes

 

Samedi, 08-07-2006
Départ, 10.00h, Rietberg(D)
Arrivé 17.00h Fribourg(D) 
564km

Dimanche, 09-07-2006
Départ 14.00 h, Fribourg(D)
Arrivé 19.45 h, Baveno, Lac Majeur (I)
381 km

Lundi, 10-07-2006
Départ 9.30h, Baveno(I)
Arrivé 17.30h, Marotta/Senigallia
526 km

Mardi, 11-07-2006,  
30 km pour aller à Ancona / Port
Embarquement 13.00h,
Départ 14.00h, Ancona
Mercredi, 12-07-2006
Arrivé 06.00h Igoumenitsa
Arrivé 10.00h Kastraki Camping
180 km par col de Katara (1780m)

Les vacances, c'est le pied !

Nous avons commencé le voyage à trois, en partant en fin de matinée du samedi 8 aout  sous la pluie avec des températures avoisinant les 20°c. Nous avons pris, tout d’abord, la direction de Freiburg dans le but de récupérer la quatrième personne : la fameuse petite Adeline qui avait passé deux semaines de vacances chez son père. Cette première partie, longue d’environ 600 km, de notre grand tour s’est déroulée sans problème et nous avons atteint notre but vers 17 heures.

Bernard avait bien préparé le voyage, et nous avions sur le GPS les coordonnées du parking de la ville de Freiburg. Là, pour une somme de 5 euros il est autorisé de passer la nuit. Adeline, son père et sa femme  arrivent vers 19.00 h et après les embrassades de rigueurs, nous partons à pied (Philippe fait un peu la grimace) vers la ville. Ce ne sont que 15 minutes de marche. Nous mangeons tout en suivant le match. Vers 22 h 45, les dés sont jetés et l’Allemagne prend la troisième place.

La clameur monte dans toutes les rues avoisinantes, les uns sautent les autres s’embrassent et se congratulent. Nous partons, tout doucement, vers notre parking en croisant une foule bonne enfant et, malgré tout, heureuse de cette troisième place bien méritée. Philippe scande à qui veut bien l’entendre, dans un allemand au fort accent gaulois : «  Frankreich, weltmeister !! » traduction : France, championne du monde !!! Quelques jeunes lui répondent et lui font une aubade qui nous plie de rire, Adeline et moi.

Dimanche 9 juillet.
Vers 10 h nous partons à pied pour visiter ensemble la ville de Fribourg. De jour on peut mieux apprécier l’architecture de la ville. Nous nous installons sur la place de l'eglise et nous mangeons un Flamekuchen  accompagné d’une bouteille de blanc. Après un autre tour, nous finissons à la terrasse d’un café où nous mangeons une glace. Il est presque 14 heures et il nous faut revenir à la voiture pour le grand départ vers le sud. Nous quittons Fribourg avec une heure de retard sur nos plans. Notre but est d’arriver au Lac Majeur avant 20 h. afin d`y faire notre halte pour la nuit. Nous passons la Suisse moyennant 57 euros de  vignette, puis nous arrivons dans la petite de Baveno en Italie que vers 19h.30.
Nous perdons encore du temps à chercher le parking et nous avons plus le temps d’installer l’antenne pour pouvoir suivre la finale. Il faut faire vite si on ne veut pas raté le début du match. Nous partons, à pied, vers le centre notre drapeau sous le bras. Nous rencontrons quelques italiens, étonnés de notre culot, puis, un car de touristes français très surpris, eux aussi, par notre décision de suivre le match en public. Ils sont prêts à quitter la ville et le chauffeur nous propose de monter et de parcourir les derniers 500 m. avec eux et il nous dépose en face de ce qui doit être la salle des fêtes.
Le coup de tête, très mal à propos, de Zidane met le feu dans la salle. Nous courbons le dos sous les huées des spectateurs qui scandent à l’adresse de Zizou  le doux mot de « bastardo !!! » qu’il est inutile de te traduire. Les prolongations terminées, il faut en passer par les penaltys et là je me ronge les ongles d’inquiétude. Après, le tir de Trézeguet, les dés sont jetés et nous ne serons pas les champions du monde. Dans la salle c’est l’explosion (le mot n’est pas trop fort) Les jeunes qui étaient derrière nous, nous arrosent gentiment (à l’eau) et nous comprenons bien leur joie sans pouvoir toutefois la partager. Dans les rues, le défilé des voitures et scooteurs qui klaxonnent à tout va à déjà commencé.  Nous pressentons une longue nuit blanche pour les habitants de la ville.
Arrivés à notre caravane, nous discutons encore avec les français qui sont là. Nous sommes un peu à l’écart du centre mais nous entendons encore jusqu’au petit matin les manifestations de joie des italiens qui savent aussi bien faire du bruit qu’ils jouent au foot.

 Lundi 10 juillet.
Départ vers 9h.30 sous le soleil. Notre intention est d’arriver le plus prés possible d’Ancône où le bateau nous attend.
Le voyage se passe sans problème. Nous faisons une halte pour le déjeuner dans un resto (genre routier) où l’on ne remarque même pas qu’ils sont champions du monde. Nous reprenons la route et arrivons sur la côte adriatique. Sur la première plage accessible, nous faisons une halte pour nous baigner. L’eau est merveilleusement chaude. C’est notre premier bain en eau de mer depuis notre départ et nous l’apprécions. Bernard et moi, réfléchissons si nous dormons ici mais la configuration du lieu (la voie ferrée et la route longent la mer) nous fait partir. Nous faisons donc halte à Sénigalia où nous nous retrouvons sur une aire pour camping-car mais la voie ferrée et la route sont elles aussi toujours là. Nous restons et préparons notre repas du soir. Ensuite nous allons faire une promenade digestive sur le bord de la plage. Les plages sont hyper aménagées en Italie  avec des mini- parcs d’attractions pour bambini. La plage, proprement dite, est plantée de transats et de parasols aux couleurs différentes. Chaque café ayant son petit périmètre et, si l’on veut s’étendre, il faut payer.

Mardi 11 juillet.
Vers 9 heures nous quittons la place en direction du port d’Ancône. Nous atteignons notre but après trente petits kilomètres de route sans encombre. Arrivés sur le port, nous sommes très bien dirigés sur notre embarcadère par les employés. Déjà, un flot de camions, voitures, et camping-cars sont en attente.

Photos des étapes


Fribourg, la Mairie


après le match de foot


plage de Marotta


plage de Senigallia le matin


embarquement Ancône


sur l'Adriatique


l'arrivé à Igoumenitsa

 

 Nous mangeons légèrement. Puis c’est à notre tour de pénétrer dans le ventre vide de la bête. Cela ne prend pas loin d’une heure avant que tout le monde trouve sa place. Il fait une chaleur étouffante dans la soute et il nous tarde de monter dans les étages supérieurs où se trouve notre cabine. Bernard cherche une prise pour brancher le frigo, malheureusement elles sont toutes occupées et nous devons transbahuter les provisions du frigo de la caravane dans celui de la voiture en espérant que la batterie tiendra pendant au moins 20 heures. Puis nous nous dirigeons vers les escaliers et ascenseurs. Le bateau, avec ses 10 niveaux,  est un vrai labyrinthe, et, avec tout ce monde, c’est un peu la bousculade pour trouver sa cabine. Par bonheur, l’air climatisé qui règne à l’intérieur, nous permet de chercher sans transpirer. Nous pénétrons dans notre cabine à l’aide des clefs-cartes que nous avions eu avec nos tickets. L’intérieur est petit mais bien conçu. La salle de bain avec douche est propre et dotée de serviettes pour toute la famille. Bernard et moi quittons la cabine et nous dirigeons vers le pont pour voir le départ qui est imminent. Nous ne sommes pas les seuls pour le spectacle.

Le soir nous commandons un « gyros » au bar de la piscine que nous mangeons sur la terrasse semi-ouverte à la poupe du bateau. Nous rencontrons des français avec qui nous discutons ; nous nous interrompons pour admirer le coucher du soleil.  A 4 heure, mais pour les grec il est 5 heures. Nous sommes réveillés par les haut-parleurs qui débitent en plusieurs langues les instructions pour le débarquement. Alors, nous nous habillons, rassemblons nos affaires et quittons la cabine pour attendre l’ordre de regagner la soute et nos voitures. Il ne fait pas encore tout à fait jour mais nous pouvons déjà bien distinguer le port d’IgouminitsaAdeline et moi décidons de remonter et de prendre la sortie des piétons. Nous attendons un petit moment  la voiture puis nous montons et prenons de suite la direction de l’autoroute. Nous sommes précédés et suivis par les turcs de France et d’ailleurs qui semblent bien pressés de rentrer chez eux. Nous roulons notre petit train et passons le col (1800 m) sans être gênés par les camions comme le redoutait Bernard.

Les cloitres de Météore

Mercredi 12 juillet

Vers 10 heures nous arrivons au camping de Castraki (petite ville au pied de Métóres.) sous un ciel chargé mais des températures agréables. Nous avons tous une faim de loup, alors je prépare des spaghettis carbonara  avec le reste des provisions que nous avons pu sauver. (Tout a péri sous la chaleur de la soute.) Nous devons attendre 16 heures pour pouvoir faire des courses. Les magasins font une grosse pause de midi. Nous en faisons une aussi et Bernard et moi réussissons à nous endormir.
Nos courses dans un petit supermarché sont frustrantes car il nous est impossible de déchiffrer l’écriture et tout nous semble étrange. Pour l’achever je casse notre lit en voulant le soulever pour  prendre quelque chose dessous. Je lui trouve toujours une occupation. Les enfants, eux, sont tranquilles et ils jouent aux cartes et n’ont nullement envie de nous suivre lorsque, la réparation finie, nous leur proposons de nous suivre pour un tour en voiture vers les cloitres. Nous voulons les approcher et nous faire une idée pour notre prochaine visite le lendemain. De la ville nous ne pouvons pas les voir et au fur et à mesure de notre avancée sur la petite route nous les découvrons un à un tous perchés sur d`énormes rochers gris en forme de tour. C´est impressionnant !! Bernard peut ainsi les photographier à la lumière plus douce de cette fin d’après-midi. Sur les 24 monastères qui formaient jadis l’ensemble monastique des Météores, seuls cinq sont encore occupés. Nous prenons la décision de revenir demain matin visiter le plus imposant, et sur ce, nous regagnons la ville où nous flânons dans les rues peu animées. Nous repartons vers le camping en faisant encore une halte sur le bord de la route  pour acheter des fruits et légumes vendus directement par le producteur. Le soir après une douche, nous allons dans la taverne du camping et nous passons là une agréable soirée en nous régalant de grillades cuites au feu de bois (ma côte de porc, entre autre, était excellente).


 


Kalampaka, ville au pied des Météores


Repas dans la taverne du Camping du Kastraki. Quel bon gout du viande sur le vrais bois.


Attention, chèvres sur la route!

Jeudi 13 juillet
Comme prévue, nous partons pour la visite du  monastère que nous avons choisi. Je crois qu’il s’appelle Aghios Stephanos mais je n’en suis pas sûr.
Arrivés sur les lieux nous nous rendons compte que nous sommes trop tard car déjà le parking est plein. Nous faisons demi-tour et nous rabattons sur un autre dont le parking est pour ainsi dire vide. Il faut escalader quelques marches avant d’arriver sur la porte d’entrée, où surprise, un panneau nous dit qu’il est fermé le jeudi !!! Nous allons au prochain. Là il faut descendre à pied pendant 300m pour accéder à la porte et, rebelote il nous refond le coup du Fermé le jeudi. Mais nous restons zen et partons pour le suivant, cette fois-ci bingo : Il est ouvert.

Celui-ci est tenu par des nonnes à l’habit noir et austère. Ce qui reste à visiter est bien maigre mais tout de même nous pouvons nous faire une idée du cadre de vie des moines ou nonnes qui par recherche d’isolement pour leur salut spirituel  ont construit ces étonnants édifices. Ce sont de véritables musées d’art byzantin. La petite église aux murs entièrement peints et aux boiseries sculptées à l’extrême me laisse pantoise mais avec cette impression d’étouffer sous autant de décor.